Communiqué de presse de la fédération

Communiqué de presse

 

17 avril 2012

 

Ecole publique : plus de 200000 demandes d’inscriptions non satisfaites en 2011-2012 !

 

 

Alors que la rentrée 2012 se prépare, la FCPE exige que les demandes d’inscription des élèves et de leurs familles dans l’enseignement  public soient respectées, que les élèves soient affectés dans les séries de leur choix et que les postes d’enseignants nécessaires à la scolarisation de tous soient recréés.

 

Nous rappelons que l’Ecole publique n’a pu satisfaire plus de 200 000 demandes d’inscription pour l’année 2011-2012.

 

Il est inadmissible de constater que 22% des enfants de moins de trois ans (soit 170 000) ne sont aujourd’hui plus scolarisés faute de places en maternelle, puisque le taux de scolarisation est passé de 35 à 13%, que les candidats qui ont échoué au baccalauréat sont de plus en plus nombreux à ne pouvoir redoubler dans leur établissement d’origine, que les jeunes de plus de 16 ans sont de plus en plus nombreux à ne pouvoir s’inscrire en bac pro faute de places. La plupart d’entre eux reçoivent  une affectation d’office non choisie et en viennent à décrocher et à quitter le système scolaire sans aller jusqu’au bout de leur formation.

 

Les demandes d’inscription dans les écoles ou dans les collèges publics ne sont pas satisfaites sur certains territoires où la seule Ecole est privée. Cela démontre que l'Etat républicain a abandonné son rôle!

 

Pour la FCPE, la priorité à l’Ecole publique doit enfin redevenir la règle !

 

 

Communiqué de presse

 

13 avril 2012

La FCPE dénonce une Ecole fonctionnant à l’envers

 

 

Le  rapport d'observations provisoires de la Cour des comptes sur les moyens alloués à l’Ecole dresse un constat accablant des choix politiques faits par le gouvernement et sa majorité.  

 

Alors que la justice sociale voudrait que les moyens humains et financiers soient attribués en priorité aux enfants issus des milieux sociaux les moins favorisés pour compenser les inégalités, la Cour des comptes confirme que l’Etat dépense plus pour ceux qui ont déjà plus. La comparaison entre les dotations des académies de Créteil et de Paris est particulièrement parlante. En 2011, l’académie de Créteil a perdu 426 postes dans le second degré, alors qu’elle gagnait 3 836 nouveaux élèves, quand l'académie de Paris a obtenu 20 emplois de plus pour 1 000 élèves supplémentaires. Le gouvernement, non content de tout ce qu’il a déjà détruit, a décidé que la région Nord-Pas-de-Calais, qui n’est pourtant pas reconnue comme étant la plus riche, perdra encore 1 000 postes. Et que dire du démantèlement prévu de l’Ecole rurale avec la suppression de 4% des postes dans le Limousin en un an, au prétexte qu’ils sont moins « rentables », les élèves étant moins nombreux par classe que dans des régions plus urbanisées ?

 

La FCPE rappelle qu’elle demande, entre autres, de porter la dépense publique pour l’éducation à 7,5% du PIB,  le rétablissement de tous les postes supprimés depuis cinq ans, et de donner priorité dans l’allocation de ces moyens aux zones les plus défavorisées socialement. Elle a la conviction que c’est en réunissant ces moyens supplémentaires et en les dépensant plus justement que nous pourrons construire une Ecole permettant la réussite de tous.

 

Ce rapport montre la pertinence et l’actualité des 12 exigences de la FCPE pour l’Ecole, présentées aux candidats à l’élection présidentielle, et dans lesquelles la FCPE demande à l'Etat de garantir l'égalité sur tout le territoire. Cela implique de « donner plus à ceux qui ont moins », en consacrant plus de moyens humains à l’Ecole et en mettant en place une véritable péréquation budgétaire.

 

Communiqué de presse commun - CSE du 11 avril 2012

 

 FCPE, CGT éducation, UNL, Sud éducation, CFE-CGC, SGEN-CFDT, FEP- CFDT, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUIPP-FSU, SE-Unsa, SNPDEN-Unsa, Unsa-Education

 

 

Les organisations signataires dénoncent l’attitude fermée du ministre de l’Education nationale quant à la réforme de la formation des enseignants.

Après un rejet massif du CNESER du 19 mars, le CSE a repoussé aujourd’hui à l’unanimité, par 51 voix contre, l’arrêté portant cahier des charges de la formation des enseignants.

Les organisations signataires appellent les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à ne pas publier cet arrêté et à respecter les avis du CSE et du CNESER.

 

 

Paris, le 11 avril 2012

 

Communiqué de presse

 

6 avril 2012

 

La FCPE demande que cesse l’« évaluationnite » du ministère !

 

 

Non content d’évaluer nationalement les élèves en CE1 puis en CM2, la circulaire de rentrée 2012 crée de nouvelles évaluations nationales : en cinquième et en troisième et même en grande section de maternelle ! C’en est trop ! La FCPE le répète : les parents d’élèves ne veulent pas de ces évaluations nationales qui mettent la pression sur les élèves et retirent du temps aux apprentissages, sans être efficaces ni pédagogiquement, ni statistiquement.

 

La FCPE refuse l’évaluation prévue en cinquième, qui n’est qu’un dispositif de plus pour casser le collège unique, et celle de troisième, qui vient rendre encore plus opaque le diplôme national du brevet.

 

Elle rejette le dispositif « outil d'observation des besoins » et « aide différenciée ciblée » en grande section, qui n’est qu’une version « allégée » du projet d’évaluation des élèves de grande section et des séances d’entraînement que l’ensemble de la communauté éducative a rejetés à la rentrée 2011. Ces évaluations de grande section, fausse bonne idée, sont en réalité invraisemblables dans une Ecole où les RASED sont supprimés, où les professeurs absents ne sont pas remplacés, où la formation des maîtres a disparu.

 

Multiplier les évaluations est le seul cap du ministère pour l’Ecole ! Alors que celle-ci aurait besoin d'une véritable politique d'évaluation dont  les chiffres ne restent pas dans les tiroirs quand ils dérangent…

La FCPE s'oppose résolument à toutes ces évaluations et demande instamment leur retrait dès mai 2012.

 

 

Communiqué de presse

 

2 avril 2012

 

 

La FCPE s’oppose au démantèlement du collège unique

 

 

La FCPE est particulièrement choquée par le contenu de la circulaire de rentrée qui vient d’être publiée par le ministère de l’Education nationale. Ce texte constitue un véritable projet de politique éducative, sans avoir jamais fait l’objet d’aucune concertation. Démantèlement du collège unique, limitation des poursuites d’études pour les bacheliers professionnels, restriction du rôle des parents d’élèves à celui de caisse de résonnance des mesures disciplinaires et d’initiateurs en langue vivante en maternelle … Inacceptable !

 

En ce qui concerne le collège unique, tous les outils sont mis en place pour signer sa fin, et surtout la fin du principe qui le sous-tend : offrir à tous les élèves une scolarité commune et des apprentissages communs jusqu’à la troisième. Cette circulaire entérine le développement de l’apprentissage dès la 4ème, institue l’option de découverte professionnelle 6 heures en 3ème, effectuée en lycée professionnel, comme « classe préparatoire à l’enseignement professionnel » et insiste sur l’importance de l’évaluation nationale de fin de 5ème nouvellement créée. Nul doute que cette évaluation sera utilisée à des fins de tri et de sélection des élèves et non de repérage des difficultés pour y remédier !

 

L’orientation précoce est donc réinstaurée avec force, au risque bien connu d’accroître encore l’orientation par défaut des élèves vers l’enseignement professionnel. Non content de cela, le ministère de l’Education nationale met également un coup de canif dans la loi Savary de 1984 en limitant l’accès des bacheliers professionnels à l’enseignement supérieur, considérant que « l'accès aux IUT et aux cursus LMD doit être exceptionnel ».

 

La FCPE appelle le gouvernement à la raison : de telles décisions sont inacceptables pour tous ceux qui défendent l’égalité républicaine à l’Ecole et sont contre-productives pour répondre aux enjeux auxquels doit répondre notre pays aujourd’hui.

 

 

Communiqué de presse


12 mars 2012

 

Et si on essayait de vivre sans devoirs
à la maison ?


La FCPE et l’ICEM-Pédagogie Freinet dénoncent la persistance des devoirs à la maison. Personne n'en a jamais prouvé l'utilité et ils ne font qu’accentuer les inégalités entre les enfants selon qu’ils peuvent ou non bénéficier d’aide à la maison. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils sont proscrits en primaire par une circulaire de 1956. Les deux organisations appellent les enseignants et les parents à vivre une quinzaine sans devoirs à la maison, à partir du 26 mars, et à imaginer ensemble d’autres modes de communication sur le travail fait en classe et d’autres façons d’accompagner la scolarité des enfants en famille.

Les devoirs sont une forme de « sous-traitance pédagogique » aux familles et sont cause de conflits quasi quotidiens entre parents et enfants. Le rôle des parents dans la coéducation n’est pas de chercher à reproduire ce que font les enseignants. C’est pourquoi, les deux organisations invitent parents d'élèves et enseignants à se rencontrer, à réfléchir et à imaginer d'autres relations familles/Ecole et d'autres moyens de communication que les devoirs et les notes, comme le font déjà bien des enseignants.

Pour accompagner cette campagne, la FCPE a mis en ligne un blog : http://cesoirpasdedevoirs.blogspot.com/ ou l’on retrouve des témoignages de parents, d’enfants et d’enseignants sur le trop-plein de devoirs, sur les soirées et week-ends sans devoirs à la maison, sur le résultat des alternatives testées avec les enseignants. Le site de l'ICEM présente quant à lui des initiatives d'enseignants alternatives aux devoirs dans sa rubrique sur « le travail à la maison » (http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/24882).

La transformation pédagogique de l’Ecole commence dès maintenant !

 

 

 

 

 

Campagne contre les devoirs à la maison

 

Nous dénonçons depuis longtemps la persistance des devoirs à la maison, dont personne n'a jamais prouvé l'utilité et qui ne font qu’accentuer les inégalités entre les enfants selon qu’ils peuvent ou non bénéficier d’aide à la maison. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils sont proscrits en primaire par une circulaire de 1956. De deux choses l’une : soit les élèves ont compris la leçon et réussi les exercices en classe, et on leur fait perdre leur temps, en les empêchant de lire par exemple. Soit ce n’est pas le cas et ce n’est pas à la maison, hors de la présence de l’enseignant, qu’ils pourront y arriver mieux !
 
Nous rejetons cette forme de « sous-traitance pédagogique » aux familles, qui, en outre, est cause de conflits quasi quotidiens entre parents et enfants. Le rôle des parents dans la coéducation n’est pas de chercher à reproduire (mal) ce que font les enseignants.
 
La sempiternelle réponse que l’on nous fait, c’est que ce sont les parents qui réclament des devoirs. Mais nous faisons le pari qu’ils n’en demandent que parce que c’est souvent le seul lien qu’on leur propose avec ce qui se passe en classe. Si on leur propose d’autres modalités de communication avec les enseignants, d’autres façons d’accompagner la scolarité de leurs enfants, ils les adopteront bien vite !
 
Il faut que les enfants montrent à la maison ce qu’ils ont fait en classe, pas qu’ils montrent en classe ce qu’ils ont fait à la maison.
 
C’est pourquoi nous commençons la transformation pédagogiques de l’Ecole en lançant lundi prochain avec l'ICEM-Pédagogie Freinet une campagne contre les devoirs à la maison, dont le point d'orgue sera une "quinzaine sans devoirs" qui débutera le 26 mars (et pourra en fait durer plus de 15 jours, jusqu'aux vacances de chaque zone). Un communiqué de presse commun sera publié lundi matin. Notre journée thématique « devoirs ou travail personnel ? » du 31 mars s’inscrira aussi dans cette campagne.
 
Pendant la quinzaine sans devoirs, et pour la préparer, nous invitons parents d'élèves et enseignants à se rencontrer, à réfléchir et à imaginer d'autres relations familles/Ecole et d'autres moyens de communication que les devoirs et les notes, comme le font déjà bien des enseignants.

Pour accompagner cette campagne, nous mettrons en ligne ce week-end un blog: http://cesoirpasdedevoirs.blogspot.com/. Venez y poster vos témoignages et ceux de vos enfants sur ce que nous appelons la sous-traitance pédagogique aux familles. Venez y raconter les soirées et week-ends sans devoirs à la maison, le résultat des alternatives testées avec les enseignants... Venez dire si les enfants sont plus bêtes ou plus anxieux sans devoirs à la maison! Vous pouvez aussi créer dans vos messages des liens vers des vidéos présentant des expériences en ce domaine et mises en ligne sur un autre site.

Su notre blog, un lien renvoie vers le site de l'ICEM, qui présente des initiatives d'enseignants alternatives aux devoirs dans sa rubrique sur « le travail à la maison » (http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/24882).
 
Et bien sûr, comme pour l'interpellation des candidats à l'élection présidentielle, pensez à relayer la campagne sur les réseaux sociaux et sur vos sites Internet. Sur twitter, utilisez le hashtag "#pasdedevoirs" et suivez le compte @pasdedevoirs.